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Fruits à cidre

29.09.2017

Prévisions de récolte 2017

 Contexte climatique et spécificités de la saison 2016/2017

Le déficit pluviométrique observé l’été 2016 a perduré jusqu’à mi-2017. Le début d’hiver 2016-2017 a été froid, avec une période de gelées importantes entre la fin décembre et la fin janvier. Les besoins en froid des vergers ont donc été atteints très tôt. La fin d’hiver (février et mars) et le début du printemps ont été très doux avec des températures diurnes frôlant ou dépassant fin mars les records de douceur. L’ensemble de ces conditions a accéléré la phénologie des arbres : le démarrage de la végétation a donc été précoce avec un débourrement des principales variétés cidricoles à Sées entre mi-mars et début avril contre fin mars à mi-avril habituellement.

La fin avril a été marquée par un épisode de gelée tardive dont l’impact sur la production a été très fort, en particulier sur les variétés précoces cidricoles et variétés à jus, dont le stade phénologique était compris entre D et petit fruit (BBCH 55-72). Les poires ont également été touchées. Cet impact est d’autant plus important que l’année 2017 devait être une année de fort potentiel de production. Pour les variétés moyennes (type Douce Moën), on observe souvent qu’à l’approche de la récolte, le gel a opéré un éclaircissage utile. Toutefois, pour les variétés tardives, l’impact du gel a été pratiquement nul.
Le gel a touché de manière très diverse les vergers. Comme l’ont rappelé les conseillers cidricoles des différents bassins de production, fonds de vallée, partie basse des arbres, éloignement depuis les côtes, précocité des variétés sont autant de facteurs qui ont pu aggraver les dégâts des températures négatives.

La rareté des passages pluvieux en avril a facilité la gestion de la tavelure dans la plupart des vergers. En revanche, les conditions du printemps 2017 ont été très favorables à l’oïdium. En raison des épisodes de gel, les programmes d’éclaircissage chimique ont souvent été suspendus dans l’attente de l’estimation des dégâts selon les vergers touchés. A la faveur d’une fin de printemps plus chaude que la normale et d’épisodes de forte chaleur dès le début d’été, les vols de carpocapses ont débuté très tôt avec un début piégeage dès début mai pour certaines régions.
Le retour des pluies sur toute la moitié nord de la France à partir de la mi-août a déjà permis de gagner significativement en calibre, en particulier dans les régions où le déficit pluviométrique s’est particulièrement fait sentir.

Les premières analyses de fruits réalisées sur des pommes issues du verger de la Station Cidricole de Sées montrent une avance dans la maturité et une richesse en sucre très bonne pour les variétés précoces à moyennes.

Production en verger basse-tige

Production récoltée (en tonnes)


2011

2012

2013

2014

2015

2016

Estimation 2017 

  Bretagne

    60 323

   44 572

   55 231

   45 892

    56 962

 49 600

         49 000

  Pays de Loire

    42 792

   25 385

   45 484

   33 419

    51 382

38 100

         43 000

  Basse-Normandie     

    93 182

   64 696

   84 939

65 372

    85 908

76 200

         72 000

  Haute-Normandie

    37 163

   26 071

   33 876

 27 904

    35 682

33 600

         26 000

  Autres régions

  28 739

   20 788

   26 008

28 803

    30 976

22 200

         25 000

  Total

 262 198

  181 512

   245 538

  201 390

  260 909

  219 700

       216 000

En verger basse-tige, les données collectées auprès d’un panel de producteurs mettent en évidence, pour l'année 2016, une production constatée très proche des prévisions. Quantité récoltée au niveau national : 219 700 T ; quantité estimée lors des prévisions : 222 000 T.

Pour la récolte 2017, les niveaux estimés sont, sur le plan national, proches de la récolte 2016, avec une variabilité selon les régions et même à l’intérieur des différents bassins. La production en Bretagne est globalement du même niveau que l’année 2016, elle est supérieure en Pays de la Loire mais plus faible en Normandie et en particulier en Haute-Normandie. Le total des autres régions est également supérieur en 2017 par rapport à 2016.

Ces prévisions ont été établies suite à une enquête réalisée au moins d’aout / début septembre auprès d’un panel d’arboriculteurs. Elles seront à préciser en fonction du grossissement automnal des fruits, en particulier sur les pommes plus tardives et liées avec les conditions climatiques à venir.
L’hétérogénéité de production liée au gel rend les estimations particulièrement difficiles dans les secteurs touchés.

Production en verger haute-tige

Comme chaque année, une enquête auprès d’un panel de producteurs livreurs réguliers de fruits a été réalisée. Le suivi des quantités récoltées permet d’évaluer les variations inter-annuelles et de positionner le niveau de la récolte à venir.
Les données présentées dans le tableau suivant sont exprimées en pourcentage de la production moyenne récoltée par les producteurs interrogés au cours de la période 2011-2016.

Production commercialisable issue du verger haute-tige

 Bassins de production    

2011

2012

2013

2014

2015

2016

2017

  Pays d'Auge et Lieuvin

  150 %

   66 %

   124 %

   76 %

 133 %

  90 %

 101 %

  Bocages Normands

  150 %

   78 %

   130 %

   58 %

 111 %

  92 %

 90 %

  Bretagne Est*

  139 %

   69 %

   118 %

   94 %

   90 %

  91 %

 85 %

  Maine et Perche**

  155 %

   54 %

   143 %

   56 %

 149 %

  52 %

 115 %

* Bretagne Est : Ille et Vilaine et Est Côtes d'Armor
** Maine et Perche : Sarthe, Mayenne et Perche Ornais
Remarque : Pour les autres bassins, le nombre d'informations collectées est trop faible pour établir une prévision.

Personnes interrogées : producteurs livreurs réguliers de  fruits
Base de comparaison : production moyenne des producteurs interrogés au cours de la période 2010-2015 (base 100).

La récolte 2017 en verger haute-tige est une année de production moyenne mais contrastée selon les régions : dans la moyenne des 6 dernières années en Pays d’Auge-Lieuvin, inférieure dans les bocages normands et Bretagne Est, supérieure en Maine et Perche.



Avec le concours financier de :

 

 

 

 
 
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